mardi 18 octobre 2011

Chronique 38 - Une chronique courte pour deux livres

Il y a des rentrées qui font plaisir. Cette rentrée en fait partie au moins pour une raison ou deux. En l'occurence la sortie de deux livres auxquels nous avions été invités à contribuer.

Et ces deux livres, bien au-delà des chapitres que nous avons rédigés, se complètent à merveille. Le MBA Marketing, coordonné par Jean-Marc Lehu, est comme son titre l'indique, un manuel fondamental de qualité. Ses 26 auteurs forment un beau panel de spécialistes, il couvre le tout champs en donnant une place importante aux sujets nouveaux que ces dix dernières années ont fait apparaitre, éloignant peu à peu les 4 P à une ère historique. E-marketing et e-commerce, sera l'outil de ceux qui veulent approfondir les vertigineux développements du marketing au travers du digital. Coordonné par Thomas Stenger et Stephane Bourliataux- Lajoinie, il donne en 10 chapitres une perspective complète d'un champs aux frontières de la technique, du social et de la communication.

Les deux forment une paire qui sera indispensable pour nos étudiants. D'autres ouvrages sont excellents, mais on comprendra que nous les privilégions! Ils portent la voix ensemble d'une quarantaine de spécialistes de marketing.

M1 MIAGE Paris Ouest

Le cours dispensé aux étudiants du M1 Miage est une introduction au marketing qui donnera une large part au rôle des TIC dans la mise en oeuvre des politiques marketing. Il s'appuie d'une part sur les éléments du cours général de marketing, et d'autre part sur le cours de Management de de Clientèle.
  • Séance 1 : Satisfaction des attentes et 4P
  • Séance 2 : Segmentation et Positionnement
  • Séance 3 :  Le modèle de la gestion de clientèle
  • Séance 4 :  Innovation et politique de produit
  • Séance 5 :  Politique de prix et personnalisation
  • Séance 6 :  Des anciens aux nouveaux médias
  • Séance 7 :  Systèmes de distribution

Ouvrage de référence

Un TD accompagne de cours, il est assuré par Amine Benabi. Il consiste dans le développement et l'application d'une étude de satisfaction de sa confection à sa réalisation. Le terrain sera celui des mobiles. Les éléments seront disponibles sur cette page.

vendredi 7 octobre 2011

Chronique 37 : les techniques de l'offre et de la demande

Il est bon de retrouver des collègues intelligents et de partager un moment de conversation. Celle que j'ai eu l'honneur de partager avec Marc Filser et Emmanuel Mignot a été délicieuse. Une caméra qui démarre, une introduction en retard, et la convergence dans l'échange et de sentir que des points de jonctions se font naturellement. Une après midi pour cherclient.com.

L'un d'eux est cette idée que le marketing n'est pas une chose construite pardessus les marchés, mais celà même qui leur permet d'exister. Non pas que par le discours sur la méthode et sur les techniques, mais par le fait que la demande souvent inconsciente de ses désirs, et une offre  ignorante de ce qu'elle sert, se rencontrent et s'ajustent selon les modalités de la psychologie, de l'économie, de la sociologie et finalement, et essentiellement dans nos civilisations par les cultures et leur rapport.

Le marketing est une action avant d'être une pensée, cette pensée pratique s'exprime sous la forme d'une doctrine, l'action et la doctrine forment des stratégies. Il est en face des résistances et des adhésions. Les deux mouvements font le marché. Des institutions, des technologies, un état des richesses et des appétits.

Ce qui se donne ne sait jamais vraiment à quelle demande il correspond. La demande sait rarement ce qu'elle veut véritablement. Mais quand un accord semble possible, le reste dépend des ajustements mutuels. De la recherche d'information des consommateurs, de leurs coups de coeur. Des réponses des marques. D'un tissu d'actions et de paroles qui à tatons cherche l'équilibre.  Ces ajustements sont l'objet du marketing, l'offre et la demande au fond le fruit du hasard.

Les lois sociales changent peu. Les techniques très vite. Les conditions sociales et économiques aussi. C'est en repensant continuellement quelques principes profonds que le marketing peut comprendre les nouveaux environnements. Le notre se caractérise par une échelle globale, la faculté plus grande de prendre en compte d'ici et maintenant, la force du culturel dans les sociétés, une richesse matérielle accrue, des facultés de jugement grandies.

Un monde rapide, imprévisible, qui donne au sens de l'improvisation un avantage certain et à la capacité d'adhésion une vertu supérieure. Les mécanismes d'ajustements sont contingents même s'ils doivent résoudre des problèmes universaux : l'envie, l'imitation, la distinction, la domination, l'affection, la confiance, ...

On comprendra aisément que le marketing joue sur deux plans : celui d'une proposition fondamentale longuement murie dans la compréhension profonde des désirs, des préventions, et des intelligence du consommateurs, puis dans cet ajustement qui prend forme du produit à la relation et déborde dans ce moment du désir et de la possession. Il n'est pas de bien sans expérience qu'elle soit celle de l'achat ou celle de la consommation.